Entre tailoring, workwear et sportswear, Ujoh a présenté une collection printemps-été 2027 construite autour d’une idée simple : un vêtement n’a plus besoin d’appartenir à une seule catégorie. Une réflexion subtile sur la manière dont nous nous habillons aujourd’hui.

Dans une saison marquée par les démonstrations spectaculaires, Ujoh a choisi une approche plus silencieuse mais tout aussi pertinente. Pour le printemps-été 2027, la maison japonaise fondée par Mitsuru Nishizaki explore la notion de frontière, ou plutôt sa disparition progressive. Sur le podium parisien, les vêtements semblent constamment échapper aux classifications habituelles. Une veste emprunte à la chemise, le tailoring dialogue avec le sportswear tandis que le workwear s’invite dans des silhouettes plus sophistiquées.

Cette ambiguïté volontaire est au cœur du projet. Chez Ujoh, le vêtement n’a plus une seule fonction ni une seule lecture. Une même pièce peut raconter plusieurs histoires selon l’angle sous lequel on la regarde. Sans jamais chercher la provocation, la marque questionne notre rapport à des codes vestimentaires devenus plus flous que jamais.

Une élégance construite sur le mouvement

Cette volonté d’effacer les limites se retrouve dans le travail des volumes. Les pantalons gagnent en ampleur jusqu’à adopter des formes ballon tandis que les vestes conservent la rigueur propre au tailoring tout en laissant davantage de place au mouvement. Les coupes asymétriques et les découpes caractéristiques de la maison viennent perturber la lecture des silhouettes.

Ujoh ne cherche d’ailleurs pas à révolutionner le vêtement de manière brutale. La démarche consiste davantage à déplacer les repères. Un détail change de place, une construction est modifiée, une proportion est rééquilibrée. Ce sont ces micro-déplacements qui donnent à la collection sa modernité.

On retrouve également cette recherche dans la présence de Ujoh Synth, la ligne plus sportive de la maison. Plus directe dans son approche, elle injecte des références techniques et des couleurs plus franches dans un vestiaire habituellement dominé par la précision du tailoring japonais.

Quand le savoir-faire traditionnel rencontre le contemporain

L’un des aspects les plus intéressants du défilé réside dans le dialogue permanent entre passé et présent. Pour certains imprimés, Ujoh a collaboré avec des artisans de Kyoto qui peignent à la main les motifs floraux directement sur les rouleaux de tissu. Un travail minutieux qui nécessite plusieurs étapes et près d’une semaine de réalisation avant que le textile ne soit prêt.

Ces fleurs, traditionnellement associées à l’univers du kimono, quittent ici leur contexte d’origine pour intégrer un vestiaire contemporain. Le passé n’est jamais effacé, mais réinterprété. Cette idée résume parfaitement la collection : faire cohabiter différentes temporalités, différents usages et différentes influences au sein d’une même silhouette.

À l’heure où la mode oscille souvent entre nostalgie et futurisme, Ujoh propose une troisième voie. Celle d’un vestiaire capable de faire dialoguer le formel et le quotidien, l’artisanat et la fonctionnalité, la tradition japonaise et les besoins d’une garde-robe contemporaine. Une proposition discrète mais particulièrement intelligente, qui confirme une nouvelle fois la place singulière de la maison dans le paysage parisien.

Ujoh efface les frontières du vestiaire à la Fashion Week de Paris

Entre tailoring, workwear et sportswear, Ujoh a présenté une collection printemps-été 2027 construite autour d’une idée simple : un vêtement n’a plus besoin d’appartenir à une seule catégorie. Une réflexion subtile sur la manière dont nous nous habillons aujourd’hui.

Dans une saison marquée par les démonstrations spectaculaires, Ujoh a choisi une approche plus silencieuse mais tout aussi pertinente. Pour le printemps-été 2027, la maison japonaise fondée par Mitsuru Nishizaki explore la notion de frontière, ou plutôt sa disparition progressive. Sur le podium parisien, les vêtements semblent constamment échapper aux classifications habituelles. Une veste emprunte à la chemise, le tailoring dialogue avec le sportswear tandis que le workwear s’invite dans des silhouettes plus sophistiquées.

Cette ambiguïté volontaire est au cœur du projet. Chez Ujoh, le vêtement n’a plus une seule fonction ni une seule lecture. Une même pièce peut raconter plusieurs histoires selon l’angle sous lequel on la regarde. Sans jamais chercher la provocation, la marque questionne notre rapport à des codes vestimentaires devenus plus flous que jamais.

Une élégance construite sur le mouvement

Cette volonté d’effacer les limites se retrouve dans le travail des volumes. Les pantalons gagnent en ampleur jusqu’à adopter des formes ballon tandis que les vestes conservent la rigueur propre au tailoring tout en laissant davantage de place au mouvement. Les coupes asymétriques et les découpes caractéristiques de la maison viennent perturber la lecture des silhouettes.

Ujoh ne cherche d’ailleurs pas à révolutionner le vêtement de manière brutale. La démarche consiste davantage à déplacer les repères. Un détail change de place, une construction est modifiée, une proportion est rééquilibrée. Ce sont ces micro-déplacements qui donnent à la collection sa modernité.

On retrouve également cette recherche dans la présence de Ujoh Synth, la ligne plus sportive de la maison. Plus directe dans son approche, elle injecte des références techniques et des couleurs plus franches dans un vestiaire habituellement dominé par la précision du tailoring japonais.

Quand le savoir-faire traditionnel rencontre le contemporain

L’un des aspects les plus intéressants du défilé réside dans le dialogue permanent entre passé et présent. Pour certains imprimés, Ujoh a collaboré avec des artisans de Kyoto qui peignent à la main les motifs floraux directement sur les rouleaux de tissu. Un travail minutieux qui nécessite plusieurs étapes et près d’une semaine de réalisation avant que le textile ne soit prêt.

Ces fleurs, traditionnellement associées à l’univers du kimono, quittent ici leur contexte d’origine pour intégrer un vestiaire contemporain. Le passé n’est jamais effacé, mais réinterprété. Cette idée résume parfaitement la collection : faire cohabiter différentes temporalités, différents usages et différentes influences au sein d’une même silhouette.

À l’heure où la mode oscille souvent entre nostalgie et futurisme, Ujoh propose une troisième voie. Celle d’un vestiaire capable de faire dialoguer le formel et le quotidien, l’artisanat et la fonctionnalité, la tradition japonaise et les besoins d’une garde-robe contemporaine. Une proposition discrète mais particulièrement intelligente, qui confirme une nouvelle fois la place singulière de la maison dans le paysage parisien.

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