• Appelez-moi Walt : une plongée intime dans l’esprit de Walt Disney à l’Apollo Théâtre
    Appelez-moi Walt

    Et si Walt Disney n’était pas seulement le créateur d’un empire du rêve, mais avant tout un homme traversé par le doute, les contradictions et les ambitions ? Appelez-moi Walt propose une immersion sensible et accessible dans l’intimité du génie derrière les mythes, à découvrir à l’Apollo Théâtre à Paris.

    Avez-vous déjà voulu connaître la véritable histoire de Walt Disney, l’inventeur des parcs à thèmes, mais aussi le créateur des œuvres qui ont bercé l’enfance de générations entières ? C’est désormais possible.

    Depuis le 15 octobre 2025 et jusqu’au 16 mai 2026 (pour le moment), Appelez-moi Walt se joue plusieurs soirs par semaine à l’Apollo Théâtre à Paris. Pendant 90 minutes, le spectateur est invité à plonger dans l’univers si singulier de Walt Disney. Une immersion qui va bien au-delà des clichés pour révéler l’homme derrière le génie.

    La pièce explore son intimité, sa vie de famille, ses relations avec sa femme Lillian, son frère Roy, mais aussi ses enfants. On y découvre un homme confronté aux attentes de l’Amérique, aux polémiques, aux échecs comme aux triomphes. Le spectacle permet également de comprendre comment sont nés certains personnages mythiques, de Blanche-Neige à Mickey, et comment l’imaginaire de Walt prenait forme, parfois au prix de lourds sacrifices.

    Une mise en scène incarnée et habitée

    La mise en scène est signée Julien Baptist, qui incarne également Walt Disney sur scène. Un choix qui fait sens tant le comédien connaît intimement l’univers Disney. Ancien directeur artistique des événements et produits commerciaux de Disneyland Paris, on lui doit notamment de nombreux Halloween du parc. Il est également à l’origine de spectacles tels que Les Triplettes de Belleville : Go Ouest (2014), De Dieux et de Monstres (2016) ou encore Kinky Boots (2018).

    À ses côtés, Emmanuelle Boidron interprète Lillian Disney avec beaucoup de finesse. Sébastien Chartier campe Ub Iwerks, le dessinateur et collaborateur historique de Walt, tandis que Cassiopée Wayance incarne Diane, la fille de Walt, apportant une touche de douceur et de sincérité. Bruno Hausler, quant à lui, prête ses traits à Roy Disney, pilier discret mais essentiel de cette aventure familiale.

    Un décor minimaliste au service de l’émotion

    Entre humour et transmission, Appelez-moi Walt s’adresse à toute la famille. Le décor, volontairement minimaliste, le bureau de Walt Disney, devient un véritable espace mental. Quelques éléments suffisent à faire naître les souvenirs, les tensions et les rêves. La scénographie laisse toute la place au jeu des comédiens, à la parole et à l’émotion.

    La justesse des interprétations est frappante. Il se crée une véritable connexion entre les personnages, mais aussi avec le public. Chaque acteur porte son rôle avec sincérité et précision, donnant chair à ces figures historiques sans jamais tomber dans l’imitation caricaturale.

    À la sortie, une seule envie subsiste : se replonger dans un film Disney pour prolonger cette parenthèse magique, avec un regard nouveau, plus adulte, mais tout aussi émerveillé.

    Infos pratiques

    Appelez-moi Walt est à découvrir à l’Apollo Théâtre (18 rue du Faubourg-du-Temple, 75011 Paris) du 15 octobre 2025 au 16 mai 2026. Les représentations ont lieu plusieurs soirs par semaine, généralement en soirée, avec parfois des séances en après-midi selon les dates.
    Les tarifs varient en fonction des places et des périodes, avec des billets proposés à partir d’environ 18 €. Le spectacle est accessible dès 12 ans, ce qui en fait une sortie idéale à partager en famille. La réservation est vivement conseillée compte tenu du succès de la pièce.

  • Casse-Noisette au Palais des Congrès : la magie intacte d’un ballet intemporel
    Casse Noisette - Ballet et orchestre

    Chef-d’œuvre incontournable du répertoire classique, Casse-Noisette revient sur scène dans une version ballet et orchestre qui célèbre toute la féerie de Noël. Présenté au Palais des Congrès dans le cadre d’une tournée 2025-2026, ce spectacle enchanteur confirme pourquoi cette œuvre traverse les générations sans jamais perdre de sa magie.

    Impossible d’évoquer la période des fêtes sans penser à Casse-Noisette. Cette production originale signée Franceconcert réunit un ballet classique et un orchestre live pour offrir une expérience complète, fidèle à l’esprit du grand répertoire. Présenté au Palais des Congrès, le spectacle s’inscrit dans une tournée durant la saison 2025-2026 et s’impose comme l’un des rendez-vous culturels majeurs de fin d’année.

    Avec une durée de 2h10, entracte compris, le spectacle prend le temps d’installer son univers, de laisser respirer la musique de Tchaïkovski et de sublimer chaque tableau chorégraphique. L’orchestre, véritable colonne vertébrale de la représentation, accompagne les danseurs avec précision et intensité, renforçant l’immersion dès les premières notes.

    Casse-Noisette, un conte initiatique et féerique

    Inspiré du récit d’E.T.A. Hoffmann et mis en ballet par Marius Petipa, Casse-Noisette raconte l’histoire de Clara, une jeune fille qui reçoit en cadeau un casse-noisette en forme de petit bonhomme. Au cœur de la nuit, le jouet s’anime et affronte une armée de souris malveillantes venues envahir la maison.

    D’abord effrayée, Clara trouve le courage de se battre aux côtés de son jouet, dont la bravoure le transforme en prince charmant. Ensemble, ils sont alors transportés dans un royaume féerique, peuplé de danses, de couleurs et de personnages merveilleux. Créé pour la première fois en décembre 1892 au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, ce ballet est aujourd’hui l’un des plus joués au monde, porté par une musique envoûtante et une narration universelle.

    Une expérience magique qui fonctionne à tous les âges

    Difficile de ne pas succomber à la magie de cette représentation. J’ai tout simplement adoré. Dès les premières minutes, le spectacle capte l’attention et ne la relâche jamais. Les chorégraphies sont élégantes, lisibles et généreuses, portées par une grande rigueur technique et une véritable grâce collective.

    L’alchimie entre la musique jouée en direct et la danse crée une émotion constante. Chaque tableau semble pensé pour émerveiller, sans jamais tomber dans l’excès. On retrouve cette sensation rare d’être à la fois spectateur et enfant, transporté dans un imaginaire réconfortant. Casse-Noisette réussit ce tour de force : émerveiller les plus jeunes tout en fascisant les adultes, rappelant pourquoi ce ballet reste, plus d’un siècle après sa création, un incontournable absolu.

    Infos pratiques

    Casse-Noisette – Ballet et Orchestre Classique est présenté au Palais des Congrès dans le cadre d’une tournée durant la saison 2025-2026. Le spectacle dure 2h10 avec entracte. Les billets sont disponibles à partir de 39 €. Un rendez-vous idéal pour célébrer la période de Noël et (re)découvrir un chef-d’œuvre du ballet classique.

  • Adapter La Haine, film culte de Mathieu Kassovitz, en comédie musicale relevait du défi. La Haine – Jusqu’ici rien n’a changé le relève avec force, intelligence et audace. Porté par une bande originale percutante et une mise en scène spectaculaire, le spectacle s’impose comme une œuvre puissante, nécessaire et profondément contemporaine.

    Inspirée du long-métrage emblématique sorti en 1995, La Haine – Jusqu’ici rien n’a changé transpose sur scène l’histoire de Vinz, Saïd et Hubert, trois amis issus d’une cité de banlieue, confrontés à la violence sociale, policière et systémique. Loin d’une simple adaptation nostalgique, la comédie musicale choisit de réactualiser le propos, en le confrontant frontalement à notre époque.

    Le spectacle mêle théâtre, danse urbaine, rap et chant, dans une mise en scène contemporaine qui fait écho aux tensions toujours présentes dans la société française. Comme l’ont souligné plusieurs médias culturels, l’œuvre ne cherche pas à lisser le message : elle le rend au contraire plus frontal, plus incarné, plus urgent.

    Une histoire qui résonne toujours autant

    L’intrigue reste fidèle à l’esprit du film : après une bavure policière, une arme circule et fait monter la tension d’heure en heure. Mais sur scène, le récit gagne en ampleur émotionnelle. Les personnages prennent une dimension presque tragique, pris dans un engrenage qui les dépasse.

    Le spectacle rappelle avec force que, près de trente ans plus tard, « jusqu’ici rien n’a changé ». Les thématiques abordées — violences policières, déterminisme social, colère, sentiment d’abandon — trouvent une résonance troublante avec l’actualité. La comédie musicale devient alors un miroir tendu au public, à la fois dérangeant et salutaire.

    Une bande originale engagée et remarquable

    L’un des grands points forts du spectacle réside dans sa bande originale, véritable colonne vertébrale émotionnelle du projet. Les titres, interprétés ou écrits par Médine, Youssoupha, Jyeuhair, Doria, Benjamin Epps et Clara Luciani, apportent une richesse musicale rare.

    Chaque artiste conserve son identité tout en s’inscrivant dans une narration collective cohérente. Le rap côtoie des morceaux plus mélodiques, parfois presque intimistes, créant des respirations bienvenues au cœur de la tension dramatique. La musique ne sert pas seulement de décor sonore : elle raconte, elle dénonce, elle bouleverse.

    Une claque scénique, visuelle et humaine

    Ma critique est sans appel : j’ai adoré. La Haine – Jusqu’ici rien n’a changé est un spectacle puissant et nécessaire. Les décors sont somptueux, immersifs, pensés comme une cité vivante, mouvante, presque organique. Les jeux de lumière renforcent la dramaturgie et installent une atmosphère brute, parfois oppressante, toujours maîtrisée.

    Les comédiens et danseurs sont exceptionnels. Leur engagement physique et émotionnel est total. Chaque mouvement, chaque regard, chaque silence compte. La danse, omniprésente, traduit la rage, la frustration, mais aussi l’espoir. On ressort bouleversé, secoué, mais convaincu d’avoir assisté à un spectacle essentiel.

    Un spectacle à voir… et à revoir

    Bonne nouvelle : La Haine – Jusqu’ici rien n’a changé est également disponible sur Canal+ en streaming, permettant de revoir le spectacle à volonté. Une opportunité précieuse pour replonger dans cette œuvre dense, en saisir toutes les nuances et prolonger la réflexion bien au-delà de la salle.

  • Chicago, le musical à Paris : Plongez dans le jazz et les années folles jusqu’en avril 2026

    Jusqu’au 26 avril 2026, Chicago, le musical pose ses valises sur les planches du Casino de Paris. Du mardi au dimanche, les chanteurs et danseurs permettent aux spectateurs de replonger dans le Chicago des années 20.

    « Mesdames, messieurs, bienvenus, vous allez assister à une histoire de meurtre, de cupidité, de corruption, de violence, de manipulation, d’adultère et de trahison, toutes ces choses qui sont si chères à notre cœur… ». Le ton est donné pour le reste de la soirée. Entre humour et provocation, l’intrigue de Chicago nous renvoie dans les années 1920 de la ville américaine. On retrouve Velma Kelly et Roxie Hart, deux jeunes femmes qui ont fait des choix plutôt originaux. En effet, Roxie Hart se retrouve dans la même prison que Velma après avoir assassiné son amant. Dès lors, une compétition s’engage entre les deux femmes pour savoir laquelle sera la plus célèbre. Grâce à leur avocat Billy Flynn, elles réussissent à gagner l’opinion publique et sortir de prison.

    Velma et Roxie : rivalité et scandale au cœur de l’intrigue

    Jouée depuis 1973 sur Broadway, la comédie musicale est une adaptation de la pièce de théâtre de Maurine Dallas Watkins créée en 1926, inspirée d’un fait divers qui s’est produit en 1924 à Chicago. Le succès de la pièce est tel qu’aujourd’hui encore elle se place en deuxième position sur la liste des pièces de théâtre les plus jouées en continu sur Broadway juste après Le Fantôme de l’Opéra. En 2002, Rob Marshall réalise une adaptation cinématographique de la comédie musicale avec en tête d’affiche Catherine Zeta-Jones et Renée Zellweger. Un succès qui a permis au film d’être récompensé aux Oscars en 2003.

    Et c’est peut-être pour cette raison que Stage Entertainment a décidé de renouveler la production de la comédie musicale en France. Après un franc succès en 2019 au théâtre Mogador, Chicago revient au Casino de Paris pour une nouvelle résidence. Cette fois, Shy’m incarne Velma Kelly, Vanessa Cailhol est Roxie Hart, Jacques Preiss en Billy Flynn, et Waku Malanda en Mama Morton. Un casting ambitieux et scandaleusement doué. Que ce soit l’orchestre ou l’ensemble, tous sont en rythme, en parfaite harmonie et ne déçoivent pas.

    Un spectacle rythmé, élégant et à couper le souffle

    Entre high notes, chorégraphies millimétrées et musique entraînante, Chicago, le musical vous promet une soirée extraordinaire qui vous plonge dans cet univers propre à Broadway finalement. Entre humour et élégance, le spectacle est parfaitement équilibré. Certains pourraient souligner le manque de décor, mais rappelons que la mise en scène à Broadway est la même et sa neutralité permet une mise en avant complète de l’orchestre qui est face au public durant tout le spectacle, mais également des chorégraphies qui sont à couper le souffle.

    Chicago, le musical est en résidence au Casino de Paris jusqu’au 26 avril 2026 du mardi au dimanche et les réservations se font juste ici.

  • Isaac Anderson charme Paris : un live intime et vibrant au Supersonic

    Pour la deuxième fois de sa carrière, Isaac Anderson était en concert à Paris. Dans le cadre de son Cold Feet & Fragile Soul Tour, le chanteur a donné rendez-vous à ses fans au Supersonic Records ce dimanche 7 février.

    Alors que Noël s’installe dans la capitale, Isaac Anderson a décidé d’offrir un vrai cadeau à ses fans français : un concert intimiste. De passage à Paris à l’occasion de son Cold Feet & Fragile Soul Tour, le chanteur a entonné pendant plus d’une heure les titres phares de sa discographie.

    Un set puissant, une énergie constante

    Dès le début de la soirée, il a donné le ton avec “No More Days Alone”, sorti en 2024. Il a ensuite enchaîné avec les chansons favorites du public. Que ce soit “Get Me Out Alive!”, “St Pancras” ou encore “Hanging Up”, son énergie n’a pas failli un seul instant et la salle a été conquise. Évidemment, il a conclu son set avec “This Could Be Paradise”, son titre emblématique qui l’a révélé en 2024.

    L’ancien guitariste de Louis Tomlinson n’a donc pas à rougir de son parcours. Après avoir longtemps accompagné l’ex-membre de One Direction, Isaac Anderson a trouvé son empreinte artistique, mais aussi un public fidèle et engagé.

    Un avenir encore flou mais prometteur

    Cette seconde tournée européenne s’est terminée par une ultime date à Anvers ce 8 décembre. En revanche, Isaac Anderson laisse planer le doute quant à la suite. Alors qu’il n’a sorti que des EP depuis le début de sa carrière solo, il semblerait qu’il souhaite aller plus loin — peut-être un premier album ? Nul doute qu’on le reverra bientôt dans une salle parisienne pour faire vibrer son public. Serez-vous au rendez-vous ?

  • Cian Ducrot à l’Olympia : émotion et énergie pour une soirée inoubliable

    Le 18 septembre 2025, l’Olympia de Paris a accueilli Cian Ducrot pour une date qui restera gravée dans les mémoires. Dans cette salle mythique, l’artiste irlandais a partagé son univers avec une intensité rare, entre morceaux puissants et ballades intimistes. Entre émotion pure, énergie débordante et virtuosité, chaque instant semblait pensé pour transporter le public au cœur de son monde musical.

    Dès les premières notes, Cian Ducrot a captivé la salle. Son piano strassé, véritable pièce maîtresse du décor, a ajouté une touche de glamour à ses performances. Accompagné de quelques musiciens tout aussi talentueux, il a enchaîné sa discographie avec fluidité, mêlant titres récents comme Heaven et All For You à ses morceaux emblématiques tels que Love is Just a Word. La scénographie, sobre mais immersive, sublimait chaque transition et chaque note, renforçant l’énergie et le charisme de l’artiste.

    Une émotion à fleur de peau

    Cian Ducrot n’a pas hésité à montrer sa vulnérabilité. Lorsqu’il a évoqué le rêve réalisé de jouer à l’Olympia, il a été submergé par l’émotion et a versé quelques larmes, un moment qui a profondément touché le public. Il a également interprété Part of Me… en français, une version qui a encore plus rapproché les spectateurs de son univers. Chaque morceau, chaque geste, chaque regard témoignait de son envie de partager sa musique de la manière la plus authentique possible.

    Un showman au sommet de son art

    Tout au long de la soirée, Cian Ducrot a prouvé qu’il était un véritable showman. Son énergie sur scène était communicative, et son univers singulier parfaitement retranscrit grâce à son piano, ses musiciens et sa mise en scène impeccable. Entre moments de douceur et passages plus explosifs, il a offert une performance complète, où émotion, puissance et spectacle se mêlaient pour créer une expérience unique. L’Olympia a vibré de la première à la dernière note, et le public en sortait électrisé.

  • Ujoh, l’art de l’été japonais

    Ujoh redéfinit les règles de l’été pour la dernière journée de la Paris Fashion Week. Ce mardi 7 octobre, la griffe japonaise présentait sa collection printemps-été 2026.

    Le rendez-vous était donné dans l’espace du Saut du Loup au Palais de Tokyo, décor brut et lumineux qui laissait toute la place aux silhouettes imaginées par Mitsuru et Aco Nishizaki. Une fois de plus, Ujoh nous transporte ailleurs, au Japon, terre d’inspiration de la maison, où l’été n’est plus synonyme de fraîcheur mais d’une chaleur dense, presque étouffante.

    Lorsqu’on pense à l’été, on imagine la légèreté, les couleurs vives, les tenues qui s’effacent presque sur la peau. Ujoh, lui, choisit la lucidité. La collection propose une raison élégante de porter encore des pantalons , certes amples, mais parfaitement justifiés. Les designers imaginent un véritable « uniforme d’été » : léger, ingénieux et d’une sobriété raffinée. Les tuniques et jupons bleu pâle rappellent les vagues qui s’entrelacent, tandis que les coupes flottantes semblent pensées pour capter le moindre souffle d’air.

    Un uniforme d’été entre pragmatisme et poésie

    Le col marin, revisité, devient une structure protectrice posée sur les épaules. Les volumes amples permettent à Ujoh de réinventer son layering signature, non plus comme une superposition dense, mais comme une respiration. Une manière de styliser la chaleur plutôt que de la subir.

    Après le défilé, Mitsuru Nishizaki nous confie avoir longuement étudié les codes marins afin de créer des pièces fortes sans trahir l’ADN de la maison : « Nous voulions des vêtements ancrés dans notre vestiaire, mais capables de fonctionner dans la vie réelle, même quand l’été devient extrême. » Un défi relevé avec une collection pensée pour le quotidien, sans renoncer à la sophistication japonaise.

    Le layering revisité, entre souffle marin et sobriété japonaise

    Pourquoi des silhouettes aussi sobres ? La réponse se trouve dans l’essence même d’Ujoh : une élégance minimaliste, fidèle à la culture japonaise et à sa rigueur. Noir, blanc, beige, et ce bleu signature oscillant entre gris-lilas et marine, suffisent à créer une harmonie urbaine.

    Porter la collection printemps-été 2026 d’Ujoh, c’est finalement adopter un vestiaire qui transcende les frontières. Un été chic, adaptable, où la légèreté ne rime plus avec renoncement, mais avec maîtrise.

  • La pièce Dolores, mise en scène par Virginie Lemoine, raconte l’incroyable destin de Sylvin Rubinstein, danseur de flamenco juif et travesti, qui se transforme en résistant sous l’occupation nazie pour venger sa sœur disparue.

    Au Théâtre Actuel La Bruyère, la pièce Dolores plonge le spectateur dans une histoire poignante et méconnue de la Seconde Guerre mondiale. Sylvin Rubinstein, avec sa sœur jumelle Maria, formait le duo de flamenco « Imperio y Dolores », acclamé dans les cabarets européens des années 1930. Mais l’invasion nazie bouleverse leur vie. Séparés, Maria est déportée et disparaît, tandis que Sylvin, traumatisé, rejoint la résistance. Pour infiltrer les cercles nazis, il adopte l’identité de sa sœur en se travestissant en Dolores, accomplissant des actes de résistance avec une détermination sans faille.

    Une mise en scène poignante et immersive

    La mise en scène de Virginie Lemoine évite le pathos tout en offrant une immersion totale dans l’univers de la guerre et de la résistance. Les scènes de danse, interprétées par Olivier Sitruk dans le rôle de Sylvin/Dolores, apportent une dimension émotionnelle forte, mêlant grâce et intensité. La scénographie, sobre mais évocatrice, souligne le contraste entre la beauté du flamenco et la brutalité de la guerre. Chaque mouvement sur scène devient un acte de mémoire et de résistance.

    Un hommage à la résilience et à la mémoire

    Dolores n’est pas seulement une pièce de théâtre, mais un hommage à la résilience humaine face à l’oppression. Elle rappelle que, même dans les moments les plus sombres, l’art et la détermination peuvent être des armes puissantes contre la barbarie. L’histoire de Sylvin Rubinstein, à travers son alter ego Dolores, incarne cette lutte silencieuse mais déterminée pour la justice et la mémoire.

  • Alessi Rose en tournée : The Voyeur Tour électrise Paris

    Le 15 septembre 2025, l’Élysée Montmartre a accueilli Alessi Rose pour une date unique de son Voyeur Tour. La jeune artiste britannique, révélée par ses singles viraux, a offert une performance intense, mêlant énergie brute et émotions à fleur de peau.

    Originaire de Derby, en Angleterre, Alessi Rose, de son vrai nom Alessandra Rose Jones, s’impose depuis 2023 comme une artiste à suivre. Après son premier single Say Ur Mine, elle sort les EPs Rumination as Ritual (2024) et For Your Validation (2025), révélant un univers pop à la fois intime et puissant. Sa musique oscille entre indie pop et pop rock, avec des textes introspectifs qui touchent immédiatement son public.

    Une setlist intense et une énergie folle

    Sur scène, Alessi Rose déploie une présence magnétique. À l’Élysée Montmartre, elle a enchaîné des titres comme That Could Be MeIKYKEverything Anythingthe piteat me alivedon’t ask questionsStellaCRUSH!imsochillandcoollucyBittersweetstart all overoh mypretty worldTake It or Leave It, et Dumb Girl, avant de conclure avec Same Mouth et RIP en rappel. Influencée par des artistes comme Taylor Swift, Chappell Roan ou Gracie Abrams, elle captive par son charisme et son énergie communicative.

    Première partie de Dua Lipa et rayonnement international

    Avant de lancer son Voyeur Tour, Alessi Rose a été la première partie de Dua Lipa lors de sa tournée européenne Radical Optimism. Cette expérience lui a permis de toucher un public plus large, de gagner en visibilité et de se préparer à sa propre tournée en tête d’affiche. À Paris, elle a prouvé que sa place sur la scène pop internationale était déjà bien méritée.

  • Jaden Smith : l’audace Louboutin prend un nouveau visage

    Christian Louboutin confie à Jaden Smith la direction artistique de sa ligne masculine. Un pari inédit, révélé en exclusivité par Madame Figaro.

    C’est désormais officiel : Jaden Smith devient le tout premier Directeur Artistique Homme de Christian Louboutin. L’annonce, dévoilée dans Madame Figaro puis reprise par WWD et Men’s Folio, marque une étape inédite dans l’histoire de la Maison. L’artiste de 27 ans, connu autant pour sa carrière d’acteur que de musicien et pour ses engagements, devra imaginer quatre collections par an, couvrant chaussures, maroquinerie et accessoires. Sa première proposition sera dévoilée en janvier 2026, entre Paris Fashion Week et boutiques sélectionnées. Une mission ambitieuse, à l’image d’un parcours déjà riche et singulier.

    Histoire & héritage de la Maison Louboutin

    Fondée à Paris en 1991, la maison Christian Louboutin s’est imposée en quelques décennies comme l’un des emblèmes du luxe à la française. La légende veut qu’en 1992, insatisfait d’un prototype jugé trop « sage », le créateur attrape le vernis rouge de son assistante et colore la semelle. L’icône est née : une signature reconnaissable au premier regard, devenue objet de désir sur les tapis rouges du monde entier. Au fil des années, l’univers s’est élargi : souliers masculins, maroquinerie, parfums… Si la ligne homme existe depuis plus de dix ans, elle n’avait encore jamais eu de directeur artistique attitré. En confiant ce rôle à Jaden Smith, la Maison envoie un signal fort : elle veut donner à son vestiaire masculin une identité aussi affirmée que son héritage féminin.

    Jaden Smith, le profil idéal

    Acteur révélé dès l’enfance (À la recherche du bonheurKaraté Kid), musicien à succès, mais aussi entrepreneur engagé dans des projets environnementaux comme sa marque d’eau Just Water, Jaden Smith s’est toujours construit à la croisée des disciplines. Plus qu’un « fils de », il cultive une esthétique singulière, brouillant les frontières entre les genres, mêlant hip-hop, luxe et activisme. « Dès notre première rencontre, j’ai senti que Jaden était en adéquation naturelle avec la Maison », explique Christian Louboutin dans Men’s Folio. « Son style et sa sensibilité culturelle sont inspirants. » Pour la Maison, son arrivée est tout sauf un coup marketing : il s’agit d’installer une vision créative nouvelle, nourrie d’une génération qui veut conjuguer style, identité et responsabilité. Avec quatre collections par an, Jaden Smith ne fait pas qu’ajouter son nom à l’histoire de Louboutin : il s’apprête à écrire un nouveau chapitre où le masculin rime avec audace, modernité et réinvention.